Iran : la Chine soutient ouvertement Téhéran contre les États-Unis
Dans la crise Téhéran contre les Washington, après le déploiement de son radar de surveillance à longue portée YLC-8B en Iran, Pékin augmente sa dissuasion tactique contre une intervention militaire américaine et toute intervention occidentale et israélienne avec l’arrivée de son destroyer, l’un des plus puissants au monde, au secours de l’Iran. Le système de son radar fonctionne à la fréquence UHF et utilise des principes physiques pour rendre les capacités furtives des avions de cinquième génération (comme le F-35 Lightning II) caduques.
La Chine livre en même temps à l’Iran depuis la menace américaine, ou un peu bien avant, des radars YLC-8B. Il semble qu’elle lui fournit aussi des systèmes de défense sol-air à longue portée QG-9B. Pour information, les navires de guerre britanniques ont accosté discrètement au large de la mer d’Oman. Autre information à considérer, des pays européens se rendent disponibles pour une coalition occidentale contre l’Iran, notamment la France qui a mis à la disposition de Washington une partie de ses soldats opérant au Moyen-Orient, tous en attente du signal de Donald Trump pour l’assaut de la « meute ».
Téhéran résiste par stratèges opposées
Le destroyer déployé est de type 052D/L (Tangshan) accompagné d’une frégate de type 054A (Daping) et un navire ravitailleur polyvalent (Taihu) formant le 48e groupe opérationnel d’escorte de la marine chinoise, officiellement chargé d’« accompagner » le navire de renseignement Ocean No.1 (Dayang Yihao) en mer d’Oman.
Au moment où le locataire de la Maison blanche intensifie ses menaces contre le régime de l’Etat islamique d’Iran, la Chine quant à elle intensifie son soutien à ce dernier. Un autre message clair de son soutien à l’Iran est la publication par ses services de surveillances ces derniers jours des images géolocalisées de sites militaires américains. Pékin dit pratiquer ainsi une sorte de transparence mesurée : révéler juste assez d’informations pour dissuader toute escalade, il ne s’agit pas de mener des guerres au nom de ses partenaires mais de s’assurer qu’ils ne puissent être ni aveuglés ni isolés par des forces adverses mais on sait bien qu’elle présente ainsi les points faibles des États-Unis.
Selon certains experts du Sud global, cet armada de défense chinois serait encore plus sûre dans l’avenir avec l’adoption probable par l’Iran du système de navigation par satellite chinois BeiDou, remplaçant le GPS américain qui n’a pas empêché l’Iran de frapper profondément et massivement Israël lors de la « guerre des douze jours » menée en juin 2025. (LIRE AUSSI : AES Niger : Général Abdourahamane Tiani met à nue le sponsor).
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