Moyen-Orient : détroit d’Ormuz : Entre enlisement et batailles stratégiques
Le Moyen-Orient traverse une phase de turbulences critiques en ce 13 mai 2026. Alors que les affrontements régionaux et les tensions autour de l’Iran s’enlisent, que Trump continu son one man show médiatique, l’attention internationale se focalise sur le détroit d’Ormuz cadenassé par l’Iran. Entre démonstrations de force militaires, surtout celles inattendues de la part d’Iran, menaces sur le commerce maritime et initiatives diplomatiques de la dernière chance, le cœur énergétique mondial est sous haute tension.
Le détroit d’Ormuz sous haute surveillance : l’Iran montre ses muscles
Le détroit d’Ormuz, par où transite une part majeure du pétrole mondial, est aujourd’hui le centre de gravité de la crise. Selon des rapports récents du renseignement américain, Téhéran a remis en état opérationnel près de 30 de ses 33 sites de lancement de missiles le long du détroit.
Cette remobilisation fait suite aux frappes menées ces dernières semaines par les forces américano-israéliennes. Face aux patrouilles et à l’initiative « Project Freedom » lancée par Washington pour escorter les navires marchands, l’Iran menace ouvertement de rompre les trêves fragiles et de répliquer lourdement contre les intérêts américains en cas d’interférence avec sa propre marine. D’ailleurs, aussitôt annoncée par Donald TRUMP, aussitôt abandonnée.
Une initiative française à l’ONU pour officiellement désamorcer la crise…
Face au risque d’un blocage total ou d’une explosion des coûts du transport maritime — qui pèse déjà lourdement sur les secteurs du transport et du tourisme en Europe —, la diplomatie s’active. La France parle diplomatie mais positionne son plus gros porte-avions bourré d’explosifs et de soldats à quelques mètres des rives iraniennes. Qui est fou ?
Le président français Emmanuel Macron a annoncé une initiative imminente aux Nations unies. L’objectif est de proposer un cadre juridique international pour déployer une mission « totalement neutre et pacifique » afin de garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Cependant quels en seront les garantis que cette communauté internationale ne va pas violer cette résolution onusienne comme ce fut le cas contre la Lybie de Mouammar Khaddafi ? L’Europe et les pays importateurs réclament une réouverture sans conditions ni « péages » imposés par les forces régionales, alors que le ton continue de monter entre Washington et Téhéran.
Liban et Gaza : des oubliés chaque jour bombardés par Israël
Sur le plan terrestre, la situation humanitaire et sécuritaire reste dramatique. Au Liban, malgré les efforts diplomatiques, les bombes israéliennes continuent à tomber. Rien que ces dernières 24 heures, plus de 100 frappes ont été enregistrées dans le sud du pays, notamment à Nabatiyé et Bint Jbeil, faisant de nouvelles victimes civiles, femmes et enfants, et détruisant les infrastructures de santé déjà exsangues.
L’ONU, par la voix de ses coordinateurs humanitaires, continue de réclamer un « véritable cessez-le-feu », alors que les déplacements de population à l’intérieur du Liban et vers la Syrie atteignent des chiffres record depuis le début de la flambée des violences en mars dernier. Plus d’1 million.
Recompositions géopolitiques : l’axe des pays du Golfe
En coulisses, la géopolitique de l’or noir et les alliances traditionnelles vacillent. L’Arabie Saoudite tente de maintenir son rôle de rassembleur du monde arabe, mais fait face aux stratégies divergentes de ses voisins, notamment les Émirats arabes unis et le Qatar. De plus, les pays de la région constatent avec pragmatisme que les démonstrations de force occidentales n’ont pas fait plier le régime iranien, surtout que Oncle Sam ne peut plus les protéger, poussant plusieurs monarchies du Golfe à renforcer leur coordination sécuritaire autonome avec d’autres puissances comme la Turquie ou le Pakistan, tout en lorgnant vers des accords financiers hors-dollar avec la Chine.
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