Bob Marley confirme qu’après l’Éternel les artistes, 38 ans déjà

Bob Marley, 38 ans après

Il s’en est allé, il y a plus de 38 ans, pourtant Bob Marley reste l’une des personnalités les plus célébrées au monde. Toujours plus célébré que les hommes politiques disparus, les milliardaires morts et les scientifiques décédés.

Si vous avez encore des doutes qu’après L’Éternel viennent les artistes, citez-moi un homme d’affaires, politique, un grand scientifique ou tout autre individu qui ne soit un(e) artiste, mais qui a son anniversaire fêté chaque année par le monde entier depuis 38 ans.

Depuis des lustres, une vérité est établie sur terre. Mais une vérité que beaucoup refusent de faire face, d’accepter. Après l’Eternel, les artistes sur terre. Ceux qui connaissent la vérité ont entrepris de la travestir, d’éloigner l’esprit humain vers quelque chose d’autres qui détruit, qui n’honore pas, qui perd la gente humaine chaque jour.

Comme Bob Marley, durer dans le temps

Au Cameroun, depuis des années, les populations et les médias sont tenus par le jeu des politiciens qui leur refusent de regarder ailleurs que dans une seule et même réalité. La politique. Comme lorsque Julio Cesare voulait jouir seul du pouvoir, il faisait la promotion de la guerre dans les contrées lointaines de sa couronne. Matin, Midi et soir au Cameroun, on ne parle que de politique. Tout le pays ne bouffe que de la sauce à la politique, en laissant de côté des débats sur des pans entiers qui forgent la Nation.

Chez les Camerounais, on zappe pour écouter les hommes politiques distiller de fausses certitudes, des impressions personnelles, non scientifiques, que l’on voudrait élaborer en dogmes, leurs pensées non idéologiques. Le pays est englué dans une campagne présidentielle virussée, sans fin, depuis l’avènement de la secte islamique Boko Haram.

Ailleurs, chez d’autres peuples qui progressent, en temps de crise, (Gilet Jaunes en France, contestation de Trump, Attentats dans les écoles aux USA, Attentats de Londres et Brexit au Royaume-Uni, la crise sociale des parapluies au Japon, les prises d’otages au Canada, etc.), On invite des spécialistes. Non pas ceux de nom, mais d’études, qui ont des publications sur le sujet. Dans leurs médias, on parle de sciences, de nouvelles technologies, des arts et de la culture, de finances et d’investissement, etc. la durée de vie de Bob Marley, pourtant parti il y a 38 ans, devrait interpeller certains

La saturation des débats politiques

Oui ailleurs, seuls les scientifiques et les artistes sont les privilégiés des plateaux des médias. Les politiques n’ayant droit de cité que pendant le temps des campagnes, ou à une courte présence dans un débat lorsque ils y sont interpellés, lorsque un a fait une sortie face aux événements du quotidien, par une interview et non un débat. Parfois même pas, en respect au temps de parole. La sortie d’un homme politique doit être un événement, mais non banal.

Pourquoi le font-ils ainsi ailleurs ? Parce que la récurrence des interventions des hommes politiques sur les plateaux, surtout en des temps aussi sensibles que ceux que traverse le Cameroun, exacerbent plutôt des crises, au lieu de les diluer pour le bien de tous. Il ne faut jamais prendre au rabais la parole des leaders politiques. Elle est une lame, beaucoup trop tranchante lorsque ceux-ci ne savent pas contrôler leur langue ou sont de mauvaise foi. Dangereux, lorsque ils ne maîtrisent pas le sujet comme beaucoup sur nos plateaux.

De plus en plus, on vient à la saturation dans nos médias classiques. Il n’est pas bon d’opposer à un homme politique ses pairs, loin des urnes et des temps de campagne. Cela crée une cacophonie et finit par perdre le citoyen. Il n’est non plus bon d’inviter des hommes politiques dans un débat pour commenter les gestes et paroles d’autres hommes politiques.

Des Isme et des Ique

Cela n’est pas une pratique de progrès. Dans 80 % des cas, on a écouté tout le monde, mais on n’a rien retenu pour le progrès. Si ce n’est des dates, des faits pour lesquels on débat, et toutes ces choses que l’on peut retrouver sur le net en un seul clic. Mais jamais, la vérité n’est claire, puisque chaque homme politique aura passé le temps à défendre sa chapelle, à lire les faits sous le prisme de sa cité politique, selon des instructions reçues de sa hiérarchie. Ils sont tenus par la discipline du parti et la stratégie de la conquête du pouvoir.

En trois ou quatre ans depuis qu’il y a des crises au Cameroun, l’on a-t-il vu un leader politique se convertir dans l’idéologie de l’autre leader politique ? Ceux qui ont changé de parti l’ont le plus souvent fait loin de toute idéologie politique, mais pour des calculs soient tribaux, pécuniaires, amicaux, voire de frustrations. Un homme politique ne peut aller des radicaux de gauche aux radicaux de droite, en passant par des partis conservatistes aux partis libérales, voir libre-échangistes. On en verra même qui quitteront les suprématistes pour les ONG des Droits pour tous.

Ainsi présenté, comment peut-on mettre de côté les hommes de sciences et privilégier les hommes politiques au moment où la nation est en feu, lorsque les citoyens demandent une solution à leurs problèmes, lorsque le pays recherche une voie ? Arguer que les politiques n’écoutent personne n’est pas valable. Dans la mesure où le média n’est pas seulement là pour les gouvernants, encore moins pour ces hommes politiques que les codes octroient un moment précis pour s’adresser librement à la nation. Une propagande légale.

Bob Marley confirme le rang des artistes dans la cité

Que de débats connus, que de plateaux faits. Pourtant, personne ne dit que l’autre a raison, mais seulement tors. Et cela est normalement banal. On est en politique parce qu’on a des convictions (vraies ou fausses), parce qu’on a des valeurs à défendre (bonnes ou mauvaises), parce qu’on a des idées à combattre. On nous a faits croire que la pluralité est la démocratie.

L’on ne verra jamais sur un plateau un homme politique dire ouvertement que son adversaire politique a raison, que celui qu’il combat politiquent gère bien, est à la hauteur des enjeux. Il cesserait dès lors d’être un opposant crédible. C’est-à-dire celui qui ne doit montrer que le mauvais côté de son adversaire afin de lui ravir le pouvoir. On le priera d’être clair, de regagner son nouveau parti.

Un média est aussi fait pour éduquer, pour informer, pour bousculer les lignes. Et ceci se fait beaucoup plus avec les scientifiques (pas ceux qui parlent pour leur chapelle politique dans un débat), et encore plus avec les demi-dieux sur terre que sont les artistes. Les premiers montrent la voie, les seconds drainent des foules mieux que les politiciens, ils sont beaucoup plus écoutés que des leaders politiques, ils rassemblent toutes les divergences nationales sous une même et seule bannière.

Pas convaincu ?

Si vous avez encore des doutes, citez-moi le nom d’un homme d’affaires, d’un homme politique, d’un grand scientifique ou de tout autre homme qui ne soit un artiste qui a son anniversaire fêté par le monde entier depuis 30 années. Après l’Éternel, les Artistes. Pour cela, un Etat qui ne respecte pas ses hommes de sciences ne va jamais innover pour le progrès. Et si un Etat ne respecte pas ses artistes, jamais il ne se développera. On peut faire avec des politiciens moyens qui respectent ces deux conducteurs.

Bob Marley (né Robert Nesta Marley) le 6 février 1945 à Nine Miles (Jamaïque), et mort à 36 ans d’un cancer généralisé le 11 mai 1981 à Miami (États-Unis), est un auteur-compositeur-interprète, chanteur et musicien jamaïcain.

Biographie de Bob Marley

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Saimondy

Journaliste, Écrivain, Auteur et Compositeur.

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