Jacob Desvarieux, le leader des Kassav’, est décédé ce 30 juillet à l’hôpital des Abymes de Pointe-à-pitre en Guadeloupe

Jacob Desvarieux

Jacob Desvarieux et Pierre-Edouard Decimus créent le groupe Kassav’ en 1979. Le groupe a très vite rassemblé des noms qui des années après seront bien connus dans le monde entier pour avoir révolutionné la musique antillaise. Il s’agit de sa désormais veuve Jocelyne Béroad entré dans le groupe en 1980, Jean-Philippe Marthely, Jean Claude Naimro, Patrick Saint-Eloi emporté par un cancer en 2010. Kassav’ est le premier groupe noir à jouer en Russie.




Après Manu Dibango mort le 24 mars 2020 (Lire un article sur son décès), Mory Kanté mort le 22 mai 2020, un autre monument de la musique noire vient de quitter la scène les armes aux mains. Jacob Desvarieux est décédé à Pointe-à-pitre en Guadeloupe. Mort des suites de Covid-19. Il a offert à l’Humanité toute entière un grand héritage dans les arts et la culture. Son énergie et sa créativité étaient débordantes. Technicien de studio avant la création de Kassav’, il va finir ingénieur de son, auteur, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur. La nouvelle de sa mort n’a pas beaucoup surpris ceux qui savent que la Covid-19 ne pardonne pas qui est greffé de rein. Jacob Desvarieux le savait, lui.

Jacob Desvarieux de la gloire à la gloire

C’est pour cela qu’il a vite couru à l’hôpital des Abymes le 12 juillet dernier après s’être rendu compte avoir contracté le virus à couronnes. Il savait sa santé fragile depuis 2010 lorsqu’il avait confié à la presse « si je ne trouvais pas une greffe de rein, j’allais vivre très difficilement jusqu’à la fin de mes jours, voire mourir ». Pour le sauver cette fois-ci, les médecins l’ont plongé dans un coma artificiel afin de lui faire des soins beaucoup plus élaborés. Mais c’est le Coronas virus qui fut une fois de plus le plus fort. Beaucoup de message fusent de partout dans le monde pour saluer l’apport culturel de ce monument, véritable légende qui a marqué de son vivant des générations entières. « Les Antilles, l’Afrique et la musique perdent l’un de ses plus grands ambassadeurs », a posté la star africaine Youssour Ndour.




En très peu de temps Jacob Desvarieux a pris une place prépondérante dans l’archétype des êtres sur cette terre. Pour certains même, il était immortel. Mais ne dit-on pas que certains artistes doublent leur gloire par leur mort ? Ou encore qu’un artiste ne meurt jamais ? Le père de Yélélé, album sorti en 1984 avec Decimus, est allé rejoindre ses pairs chez la muse divine et laisse ainsi la place à un autre de continuer à donner de la joie aux humains. Kassav’ c’est 80 albums de groupe et en solo. Desvarieux c’est des collaborations célèbres avec anciens et nouveaux : « Laisse parler les gens » avec Jocelyne Labille, Cheela et Passy, « Ma rivale » avec Lynnsha et Lady Sweety. Pour ne citer que ceux-là. Que la terre lui soit légère.

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